Objets Rares & Mobilier

Objets Rares & Mobilier

Jean-Gabriel Domergue

Paravent 1924 - Eve au miroir

Paravent 1924 - Eve au miroir

Daté de 1924, le paravent Ève au miroir s’inscrit dans un moment charnière de l’histoire des arts décoratifs. À la veille de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, les artistes sont encouragés à concevoir des œuvres intégrées à l’architecture et au mobilier, dans une logique d’art total.

Le paravent connaît alors un regain d’intérêt. Objet à la fois fonctionnel et décoratif, il permet d’introduire la peinture dans l’espace domestique tout en jouant avec la mobilité, la fragmentation et la mise en scène du regard. Domergue s’empare de ce support avec une maîtrise particulière, transformant l’objet en véritable surface picturale.

Ève au miroir reflète pleinement les préoccupations esthétiques de son époque : stylisation, élégance formelle, sensualité maîtrisée et dialogue entre art et intérieur bourgeois.

Le titre Ève au miroir renvoie explicitement au récit biblique de la Genèse. Toutefois, Jean-Gabriel Domergue en propose une interprétation profondément modernisée et symbolique, libérée de toute visée moralisatrice traditionnelle.

La figure féminine, assimilée à Ève, n’est pas représentée au moment de la faute, mais dans un instant d’introspection. Le miroir devient l’élément central de la composition : il symbolise la conscience de soi, la construction de l’identité et la naissance du regard intérieur. Ève ne se contemple pas sous l’effet d’un regard extérieur dominant, mais dans un rapport autonome à sa propre image.

La figure masculine identifiée dans la composition ne correspond pas à Adam, mais à un satyre, identifiable par ses attributs et sa posture. Ce personnage renvoie directement à la tentation, figure allégorique du désir et de la transgression. Contrairement aux représentations traditionnelles où le diable agit de manière intrusive, Domergue le place volontairement en position secondaire, presque marginale.

  • 183 x 204 cm - (panneau 68cm)

  • 1924

  • Signé bas droite

  • Prix sur demande

Daté de 1924, le paravent Ève au miroir s’inscrit dans un moment charnière de l’histoire des arts décoratifs. À la veille de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, les artistes sont encouragés à concevoir des œuvres intégrées à l’architecture et au mobilier, dans une logique d’art total.

Le paravent connaît alors un regain d’intérêt. Objet à la fois fonctionnel et décoratif, il permet d’introduire la peinture dans l’espace domestique tout en jouant avec la mobilité, la fragmentation et la mise en scène du regard. Domergue s’empare de ce support avec une maîtrise particulière, transformant l’objet en véritable surface picturale.

Ève au miroir reflète pleinement les préoccupations esthétiques de son époque : stylisation, élégance formelle, sensualité maîtrisée et dialogue entre art et intérieur bourgeois.

Le titre Ève au miroir renvoie explicitement au récit biblique de la Genèse. Toutefois, Jean-Gabriel Domergue en propose une interprétation profondément modernisée et symbolique, libérée de toute visée moralisatrice traditionnelle.

La figure féminine, assimilée à Ève, n’est pas représentée au moment de la faute, mais dans un instant d’introspection. Le miroir devient l’élément central de la composition : il symbolise la conscience de soi, la construction de l’identité et la naissance du regard intérieur. Ève ne se contemple pas sous l’effet d’un regard extérieur dominant, mais dans un rapport autonome à sa propre image.

La figure masculine identifiée dans la composition ne correspond pas à Adam, mais à un satyre, identifiable par ses attributs et sa posture. Ce personnage renvoie directement à la tentation, figure allégorique du désir et de la transgression. Contrairement aux représentations traditionnelles où le diable agit de manière intrusive, Domergue le place volontairement en position secondaire, presque marginale.

  • 183 x 204 cm - (panneau 68cm)

  • 1924

  • Signé bas droite

  • Prix sur demande